Un pavé dans les étoiles
Michel Caspary

24 Heures (CH)

Ne plus courir, oublier le stress quotidien : un passage en ce Jardin régénère durablement. 

Une heure et quart sans paroles pour méditer sur la condition humaine. Soixante quinze minutes de poésie burlesque qui ramène au cinéma de Buster Keaton et au théâtre de Samuel Beckett. Quatre mille cinq cents secondes qui s'égouttent le plus souvent pianissimo.  On a rarement vu, cependant, pareille maîtrise d'un tempo aussi délicat - et périlleux. 

Didier André et Jean-Paul Lefeuvre savent donc garder le rythme au ralenti, comme un volcan en veilleuse, crachant ses artifices de temps à autre, par surprise. 

 

Le cadre est simple : une grande serre au milieu de la scène et deux personnages, bien évidemment opposés dans leur style. L'un est de taille moyenne, dodu, pataud et plutôt autoritaire. Au début, il est couché dans un hamac et joue du banjo, l'air pas du tout rigolo. Il jongle avec tout, sauf avec ses zygomatiques. L'autre, style "Pierrot des jardins", est un peu plus grand, juste une culotte-short pour habit ; toujours actif et serviable, l'air très souvent ahuri, regardant le public de ses grands yeux exorbités. Ce gymnaste a des abdominaux en béton armé et la souplesse d'un félin. Ces deux jardiniers-clowns vont faire fleurir, sur les planches, les petits riens de l'existence et les gros tracas des relations entre les êtres.

 

Pour accessoires: un magnétophone et des cassettes, une brouette, des cagettes, des bouquets de fleurs ou encore des tuyaux, petits ou grands (Tati aurait pu filmer la scène). 

Les deux compères se jouent des matières comme des références et des contrastes, entre l'ombre et la lumière, la gravité et la légèreté, à l'image de ce pavé qui semble plume. Il y a de l'émerveillement permanent dans ce spectacle, avec des effets rarement spectaculaires. Ils tirent un maximum d'une dramaturgie en apparence minimale. Dans ce Jardin, c'est le temps qui paraît suspendu. Il n'y a pas de saisons pour aller voir ce qui y pousse. Courez-y !

Extrait vidéo
 
Le Populaire (FR)

Fabuleux “jardin” [...] 90 mn de pur bonheur.

Neue Zürcher Zeitung (CH)

Le Must ! [...] “Le Jardin” est au Festival Theaterspketakel,

ce que le Haïku est à la poésie japonaise.

Le Dauphiné Libéré (FR)

Un “Jardin” bien riche et peuplé, aux émotions nombreuses, truffées de rires

et de sourires jusqu’à son savoureux générique. C’est simple et ça vaut une salle comble.

Le Bien Public (FR)

Si le génie dans l’art du spectacle consiste à montrer des choses jamais vues, si c’est de créer dans la simplicité et si c’est donner un plaisir extrême... alors le génie existe. [...]

Un spectacle composé à la perfection.

Salzburger Nachrichten (A)

On en reste bouche bée d’admiration tellement les yeux ne suffisent pas à marquer notre étonnement...

 
Dernières Nouvelles d'Alsace (FR)

Une pépinière d'idées loufoques ou poétiques arrosée par deux jardiniers déjantés.

 

L’Est Républicain (FR)

Un beau jardin : neuf, intelligent, esthétique et drôle [...]

On sourit, on rit franchement puis on se laisse embarquer par la poésie, et on reste baba devant un spectacle qui jusqu’au salut final se déroule comme une collection d’heureuses surprises.  

L’Yonne Républicaine (FR)

Tout simplement excellent ! [...] Un vrai spectacle en floraison à se tordre de rire.

 

Le Jardin

Conception et interprétation

Didier ANDRÉ &
Jean-Paul LEFEUVRE

avec le soutien

du théâtre d'Auxerre

  • Création 2003

  • Spectacle en salle

  • Durée 90 mn sans entracte

  • A partir de 7 ans

Spectacle accessible

aux malentendants

 

© 2019 Atelier Lefeuvre & André